Nikos Gatsos

Jeudi 27 juin 2013 4 27 /06 /Juin /2013 09:00

 El-Greco-Toledo-1599.jpg

Le mythe de Perséphone - qui fut enlevée par le dieu des Enfers Hadès, ce qui plongea sa mère Déméter, déesse des moissons, dans un désespoir tel que la terre se couvrit de neige et ne fondit qu'à l'approche de son retour (ainsi naquirent les saisons) - est actualisé ici sous forme de poème par Nikos Gatsos. Manos Hadjidakis l'a mis en musique (1976). Maria Farantouri l'a interprété :

 

 

Tableau en tête d'article de Domenikos Theotokopoulos dit El Greco : Toledo, 1599.
Pour l'agrandir c'est ici

 

Ο εφιάλτης της Περσεφόνης

 

Εκεί που φύτρωνε φλισκούνι κι άγρια μέντα
κι έβγαζε η γη το πρώτο της κυκλάμινο
τώρα χωριάτες παζαρεύουν τα τσιμέντα
και τα πουλιά πέφτουν νεκρά στην υψικάμινο.

Κοιμήσου Περσεφόνη
στην αγκαλιά της γης
στου κόσμου το μπαλκόνι
ποτέ μην ξαναβγείς.

Εκεί που σμίγανε τα χέρια τους οι μύστες
ευλαβικά πριν μπουν στο θυσιαστήριο
τώρα πετάνε αποτσίγαρα οι τουρίστες
και το καινούργιο πάν να δουν διυλιστήριο.

Κοιμήσου Περσεφόνη
στην αγκαλιά της γης
στου κόσμου το μπαλκόνι
ποτέ μην ξαναβγείς.

Εκεί που η θάλασσα γινόταν ευλογία
κι ήταν ευχή του κάμπου τα βελάσματα
τώρα καμιόνια κουβαλάν στα ναυπηγεία
άδεια κορμιά σιδερικά παιδιά κι ελάσματα.

Κοιμήσου Περσεφόνη
στην αγκαλιά της γης
στου κόσμου το μπαλκόνι
ποτέ μην ξαναβγείς.

 

Le cauchemar de Perséphone

 

Là où poussaient la menthe sauvage et le pouliot
et où la terre sortait son premier cyclamen
maintenant les villageois marchandent les ciments
et les oiseaux tombent morts dans le haut fourneau.

Dors Perséphone
dans le giron de la terre
à la balustrade du monde
Ne reviens jamais plus

Là où se tenaient les mains jointes les initiés
en prière avant d'entrer dans l'autel
les touristes jettent maintenant des mégots
et vont voir la nouvelle raffinerie.

Dors Perséphone
dans le giron de la terre
à la balustrade du monde
Ne reviens jamais plus

Là où la mer était bénite
et où les bêlements étaient prière de la plaine
les camions maintenant transportent à l'arsenal
corps vides, enfants et ferraille.

Dors Perséphone
dans le giron de la terre
à la balustrade du monde
Ne reviens jamais plus.

              

Νίκος Γκάτσος

  Traduction personnelle.
Autres propositions bienvenues (voir commentaires)

Autres traductions disponibles : Grèce à l'ouest, mediapart

 

► Martha Frintzila et Tania Tsanaklidou (2009):

 

 

► Nena Venetsanou (1982) :

 

 

► Lavrentis Machairitsas :

 

 

► Ypogeia Revmata (version rock) :

 

 

► Anastasia Moutsatsou :

 

 

 

Liens / Links

Nikos Gatsos (1911-1992) : biographie de wikipedia (en français)

Amorgos In English : nauplion.net

La dimension familière de la poésie insulaire de Nikos Gatsos (Lisa Mamakouka)

Manos Hadjidakis, son site
L'album Reflection (wikipedia)
Biographie de Manos Hadjidakis (wikipedia)
Biographie sur son site (in english)Nikos Gatsos sur ce blog :  Nikos Gatsos : Καίγομαι* Je brûle (rébétiko)
                                     D'autres poèmes de Nikos Gatsos

Sur la chanson Le cauchemar de Persephone :
Le blog de Grèce à l'ouest
Le blog de la cocotte déchaînée
Mediapart

            Cet article est publié sur Eklablog

Par Dornac - Publié dans : Nikos Gatsos - Communauté : La poésie qui chante
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